
samedi 9 octobre 2010
BANDE-ANNONCE LETTRISME / VILLA TAMARIS

jeudi 16 septembre 2010
FAUX-SEMBLANT, PAS SÛR!


dimanche 5 septembre 2010
MARCEL DUCHAMP ET LE LETTRISME

LES LIMITES DE MARCEL DUCHAMP ou DU SILENCE DE MARCEL DUCHAMP A LA DEFENSE DU POP'ART
Nous ne discutons pas le fait indéniable que Marcel Duchamp est un grand créateur dadaïste et surréaliste.
I) Mais comme pour nous la recherche, la création et la lutte pour la transformation du monde ne peuvent s'arrêter jusqu'à la conquête du Paradis — et, en cela, la poursuite du combat de Breton et de Tzara, jusqu’à sa mort, nous apparaît comme une preuve, tant est que nous en ayons besoin —, nous n'avons jamais eu d'estime pur le soi-disant silence ou l’arret de l’action « lourd de mystère » du « joueur d’échec » qui nous semblaient surchargés de démagogie, lorsqu’ils ,e se confondaient pas avec l’impuissance, la résignation, la complaisance à des faiblesses sans vertu.
II) Mais nous arrivons à préférer le silence à la parole stupide, car si le premier maintient à l'acquis, la seconde détourne vers des positions arriérées.
Dans L’Express de Juillet 1964, Marcel Duchamp déclare : « Oui, je suis seulement un monsieur qui regarde et qui aime la nouveauté. C’est pour cela que je suis assez partisan du Pop Art. C'est une chose plaisante que de voir des peintures qui font entrer des images de "comics book" " dans le domaine sacro-saint du Grand Art.(sic) Et faire avaler ça au public, voilà qui me ravit. Remarquez, on ne le fait pas avaler sans qu’il n'y ait rien dessous, sinon on le dégueule au bout de quinze jours. » (resic)
Duchamp, qui ignore que les images des "comics book" ont été introduites dans le Grand Art, comme moyens fragmentaires d'un Langage Intégral, dès 1950 par les lettristes et hypergraphes, devrait mieux employer son silence pour apprendre où en est la création contemporaine, pour ne plus défendre un ersatz de néo-dadaïsme et du lettrisme comme l’expression originale de la peinture contemporaine.
D'ailleurs, toutes ses pensées dépassées et erronées sur l'art, sur le goût et sur le langage, débitées dans la même interview, nous prouvent que le pauvre Marcel Duchamp devrait s'adonner à une bonne cure de rajeunissement intellectuel, s'il ne veut pas que ses paroles cossent d'être des « ready-made » novateurs et deviennent des « ready-made » de la bêtise rétrograde.
Breton applaudissait Léo Ferré, Marcel Duchamp le « pop'art ».
RROSE SELAVY, BROYEUSE DE CHOCOLAT EN 1914, BROYEUSE DE MERDE CINQUANTE ANS APRES.
FONTAINE (1917) N'EST PLUS DEBOUCHEE DEPUIS CETTE DATE ? WHY NOT TO SNEEZE ?
Texte d’Isidore Isou publié (non signé) dans « Avant-garde lettriste et esthapéïriste » n°2, Novembre-décembre 1964.
mardi 13 juillet 2010
« LA F(R)ACTURE GENERATIONNELLE? » AUX CAHIERS DE L’EXTERNITE

La place exorbitante qu’a pris, avant les turpitudes Woerth/Bettancourt, le débat sur les retraites, est un signe manifeste des antagonismes réels qui travaillent la société, des voiles divers avec lesquels le vieux monde entend continuer à s’imposer et à imposer sa grille de lecture usée jusqu’à la corde. Chacun joue sa partition à merveille : la droite, plus comptable que jamais, souligne l’urgence d’une réforme au regard de l’allongement de l’espérance de vie et de la diminution du nombre d’actifs, la gauche et les syndicats ne sont pas avares en contre-propositions au nom de la « justice sociale » et de la solidarité intergénérationnelle : élargissement de l’assiette de cotisation, taxes exceptionnelles sur les revenus financiers, prise en compte des années d’études ou simple statu quo pour les moins ambitieux…. Bref, c’est la bonne vieille opposition capital/travail qui joue une énième représentation et passe ainsi sous silence ...
Suite de l'article sur : http://voiceofexternity.blogspot.com/
vendredi 18 juin 2010
LES FLECHES DE PETER PAN DANS LES BRUMES MYSTERIEUSES DES CATHEDRALES

Eric Fabre, Mel Ramsden et Anne-Catheirne Caron, un soir de la fin du mois de mai, à Lisbonne, à proximité du Musée Berardo.
Le 31 mai 2010, invitée au Musée Berardo de Lisbonne par le grand collectionneur Eric Fabre, pour l’inauguration de l’exposition Algumas obras a ler/ Colecçao Eric Fabre où après avoir obtenu plusieurs jours auparavant l’accord enthousiaste de ce dernier ainsi que celui du conservateur de cette institution, Anne-Catherine Caron a exécuté une œuvre préalablement conçue à Paris, Un mot dans un carré de caron, qui consistait en la distribution discrète de petits carrés jaunes dans lesquels elle demandait aux invités d’inscrire un mot ou un signe de leur choix, pour la constitution d’une réalisation visant à réunir l’ensemble en vue d'une exposition en hommage au grand collectionneur.
Cette œuvre corporelle, à laquelle ont spontanément participé, en même temps qu’une centaine de personnes présentes dans le Musée Berardo, le collectionneur lui-même, son épouse, ses enfants, le critique Christian Schlatter, leurs amis, son assistant Joël Audebert, Carlotta Cernigliaro, ainsi que nombre d’artistes présents, tels Michaël Baldwin et Mel Ramsden (Art&Language), Braco Dimitrijevic, de même que plusieurs de nos grands camarades du groupe lettriste, Alain Satié, Broutin et Roland Sabatier qui ont tous accueilli avec sympathie cet événement qui, en aucune manière, n'a dérangé ou troublé le vernissage.
Un autre lettriste présent, Jean-Pierre Gillard, dédoublé en la personne de Jim Palette, signataire du « Blog du Lettrisme » a alors déclaré vouloir réfléchir à sa coopération qu’il n’a finalement jamais remise à l’auteur.
Or, c’est justement ce dernier qui, dans son support « journalistique » virtuel, précisément le 18 juin, sous le titre Le Mystère éthique ou la Jurisprudence Caron, réinterprète et dénature le sens et les moyens de cette action pour en faire un « cas de jurisprudence », en arguant du fait, par une accusation injuste fondée sur des faits qu’il n’a même pas pris la peine de vérifier, qu’Anne-Catherine Caron s’est introduite « à (sic) force dans une exposition extraordinaire préparée par le plus grand ami des lettristes pour laquelle elle n’a pas été retenue ». De là, il tire hâtivement la conclusion que le « code éthique jusqu’ici largement partagé entre nous » aurait été enfreint et aboutit à l’idée saugrenue que, à partir de son constat, toutes règles entre lettristes seraient désormais abolies – y compris, semble-t-il, les règles les plus élémentaires de la politesse, et que chacun pourrait dès lors agir à sa guise n’importe où et n’importe comment (?).
Ces allégations malheureuses et irréfléchies, données pour la résultante d’une vigilance exemplaire, s’achèvent par la question de savoir ce que faisait le groupe de klado-vigilance qui, insinuant son parti pris, aurait laissé cette artiste se produire en marge de la manifestation lisboète, alors que ce comité, représenté sur place par son créateur Roland Sabatier, a justement constaté que les moyens mis en œuvre par cette camarade féminine, totalement approuvés par les organisateurs, était légitimes, qu’ils ne nuisaient aucunement à l’intégrité de l’exposition où ils s’inséraient et à laquelle, finalement, elle apportait une dimension enrichissante.
Par contre, ce même comité, qui assume aussi un rôle de conciliation, a observé que la présence de ce camarade lors de cette même soirée du vernissage a sans doute été beaucoup plus remarquée et, plus encore, se demande, tout en le déplorant, comment un lettriste peut en arriver à manquer aux lois les plus élémentaires du droit, en diffamant publiquement et sans raison une artiste de son groupe.
mercredi 2 juin 2010
LA LUMIERE JUSTE DE LISBONNE: ALGUMAS OBRAS A LER (QUELQUES ŒUVRES A LIRE) COLECCAO ERIC FABRE
Cette œuvre, qui figure dans le hall du Musée Berardo, a été conçue par Roland Sabatier à partir d’une caravane présentée comme un « Musée lettriste ambulant » offrant, d’une part, sur la totalité de sa surface extérieure, les explications textuelles et idéographiques, à caractère hypergraphique, en rapport avec les théories générales du lettrisme, précisément avec la création dans les arts plastiques et le roman ; d’autre part, à l’intérieur, l’organisation d’une œuvre supertemporelle invitant les visiteurs, à l’aide d’instruments et de matériaux mis à leur disposition, à participer pratiquement à l’évolution du contenu de ce projet, à le développer, l’enrichir, le modifier ou le contredire indéfiniment.
Cette exposition est en elle-même une « riposte » à la fois juste et cinglante, due à l’initiative du conservateur du Museu Berardo de Lisbonne et du collectionneur Eric Fabre, lancée à l’adresse de ce que l’intelligence occidentale propose sous le terme d’art contemporain.
mercredi 4 novembre 2009
SOULEVEMENT DE LA JEUNESSE, ROTATION AUX POSTES DE RESPONSABILITES, LIMITATION ET NON CUMUL DES MANDATS

Isidore Isou, Traité d’Economie nucléaire. Le Soulèvement de la jeunesse. Tome III : La solution du protégisme juventiste (1949). Ed. C.I.C.K., 1971 (p.p. 207-209)
(…). Le gouvernement ne doit avoir d'autre justification que l'acte de réaliser, de multiplier, à savoir la permission d'une nouvelle couche ignorée d'accéder à la lumière, en apportant sa somme de richesses.
(XCVI) L'unique justification de la politique est la puissance de rénovation des masses tenues à l'écart. A l'instant où on permet de se figer à l'action gouvernementale un groupe au pouvoir, qui se contente simplement de représenter les « intérêts » d'une masse (et non de changer, transformer, améliorer un état économique par le sacrifice de ses propres énergies et non des pouvoirs des autres), la politique devient l'exploitation et le vol des contribuables.
L'éloignement même de la jeunesse de l'urne, par la volonté du trafic (il faudrait publier tous les avis et avertissements affichés dans les écoles afin d'interdire aux élèves « de faire de la politique »), l'ignorance béate où les externes doivent être tenus des conditions de leur présent et de leur avenir, prouve que devant l'unité des exploitants et dominateurs parasites, une unité nouvelle de détachés est nécessaire. Les jeunes font toujours une politique d'opposition et de combat : même durant la guerre, lorsqu'ils semblent tellement patriotes, cela advient parce qu'on leur permet une opposition à un autre trafic (la bataille, la guerre); les insultes des « poilus » contre « ceux de derrière » marquant la conscience de leur différence et de l'injustice que représente leur sacrifice.
(XCVII.) La politique est un surplus d'activité accompli comme un sacrifice, afin de pouvoir jouir justement de l'activité homologuée, un travail improductif, en marge, afin de situer le mieux possible dans le circuit le travail productif. La politique est une peine de mise en place obligatoire pour ajuster et obtenir le meilleur rendement de la dose de peine valorisée.
Aucune place publique n'étant définitive, on l'occupera en amateur, non en professionnel Le métier d’« homme politique » sera interdit. 'L'éducation ou la rééducation, selon la méthode économique de ce livre, habituera l'agent à occuper des places nécessaires à la collectivité. Ainsi seulement,toute couche d'externes interdira la formation de ces féodalités d'arrêt harmonique, bouleversant incessamment la direction du niveau productif,par de nouvelles justifications juxtaposées.
La politique étant toujours, jusqu'à présent, le résultat d'une conception interne (manie si elle était pratiquée par les détachés), en atteignant le pouvoir recherché, elle épuisait sa force motrice pour devenir un établissement pétrifiée.
La révolution juventiste est le premier système qui exige une réforme incessante la mise en notions d'un changement ordonné la pensée d'un élan concrètement accepté et prévenu
Afin de rendre plus évidente l'affirmation, on n'a qu'à passer en revue d'une façon succinte les conceptions précédentes. Le Christianisme, dépliant un monde d'esclaves, s'arrête à une société moyen-âgeuse où la justification du pouvoir est un cadre d'attente de l'Apocalypse de la société parfaite de la divinité, du retour du Christ. La Révolution française, conquérant l’Egalité, la Liberté, la Fraternité (idéals statiques, nominaux), prétend établir une dictature pour la defense « du juste gouvernement », les concepts donnés semblant incarnés dans l'Assemblée des citoyens. Economiquement, de Smith à Bastiat, on s'efforce de perfectionner statiquement le libre échange qui depuis deux siècles est prêt d'être atteint dans le monde. Le parti communiste incarne en U.R.S.S. la dictature du prolétariat et même « la révolution perpétuelle » de Trotsky n'est qu'une transmission horizontale, à savoir la conquête spatiale d'une idée, le prolétariat plié devant se déplier partout sur la surface du monde et conquérir le pouvoir, sous la direction des mêmes politiciens, des « vieux révolutionnaires ».
Toutes les conceptions politiques s'arrêtent à un staticisme étouffant . Même si elles se prétendent « dialectiques », concrètement, réellement, elles sont incapables d'envisager, selon les éléments considérés dans leurs fondements, l'avenir, au-delà de l’Etat allemand (Hegel) ou de la « société sans classe » (Marx).Elles anéantissent dans leur à-peu-près (qui est un prétexte revendicatif étroit, par rapport aux couches créatives, incapables de se glisser par la fente du motif de dépliage) des forces vivantes, extraordinaires et chaque jour,dans toutes les prisons fermées et ouvertes du monde, les dents des jeunes grincent impuissantes de ne pas pouvoir déchiqueter les murs de ciment armé des idéologies (1). En faisant appel, pour la première fois, à la force revendicative qui est en même temps la puissance créative, on offre le droit de vie à ceux qui, incessamment et éternellement, représentent la formation de l'humanité.
La couche même interventionniste s'avère cette fois bouleversante et continuellement changeante, n'ayant pas devant soi une somme de revendications fixes dont on puisse dire que, résolues, elles permettent une stabilité politique. Elle reste le ferment de création et de vie dans son essence même. Il ne s'agit pas d'un anarchisme intérieur romantique (à la Stirner, Nietzsche). C'est la force sociale dynamique qui sera la base d'une forme sociale dynamique. Si les anarchistes ont désiré la destruction du gouvernement (et dans ce sens Bakounine comme Platon a créé des formes politiques, sans découvrir des contenus, des forces créatrices d'histoires), lorsqu’ils se sont adressés aux puissances qu'ils considéraient capables de porter leurs torches, ils n’ont rien découvert d'autre que les travailleurs, les agents les plus réactionnaires, le plus statiques, les plus internes possibles (et révolutionnaires autant qu'ils se découvraient dans une mauvaise passe, passagèrement). L’Anarchie, basée sur ces combattants, ne peut mener qu’à l’inédit établissement d’un parasitisme harmonique. C’est pourquoi le marxisme dictatorial, s'adaptant parfaitement aux nécessités d'alignement de la classe ouvrière (pas plus loin, pas moins qu'il faut) s'est imposé plus que Kropotkine à la masse prolétarienne.
L'ordre du protégisme, resubstantialisé par une puissance sociale, qui trouve dans ses intérêts la nécessité de sa réalisation, constituera la Régime de la Liberté même, dépassant l'anarchisme figé dans sa doctrine inerte. Chaque promotion acquiert la certitude qu'elle n'a pas l'ultime, la plus parfaite conception concevable. La conscience d'un interventionnisme gardien et remplaçant auquel on rend compte dans le présent et qui demandera des comptes à l'avenir, lorsque le productif devra céder la place, marque le réveil de la responsabilité. Le droit au pouvoir n’est que l'obligation d'une mise en marche de la créativité, l'histoire des gouvernements devant être une succession des plus ardents, des plus jeunes moments de la société. La cessation de la mise en marche entraîne le passage vers l'échange tranquillisé de peines-plaisirs.
A cet instant, devant une autre couche d'externes qui se presse derrière, un dernier examen devra être passé.
(XCVIII) Devant chaque nouvelle promotion d'externes au pouvoir, la couche productive devra rendre compte de la gestion et de l'emploi des impôts, par une présentation des registres financiers (budgétaires). Avant de jouir de la tranquillité trafiquante (et dans l’avenir, du repos des pensions et des retraites), les responsables de la société devront justifier de la correcte distribution des sommes collectives administrées.
On punira la spoliation des impôts durant une phase d'administration de la collectivité plus durement que le vol d'un individu.
Chaque doctrine, se considérant la dernière possible, engendrait chez ses croyants (les meneurs, agitateurs de la conception) une espèce de fixation fanatique, un mépris absolu pour l'adversaire et l'opposition, considérés comme « frottements » présents et accidentels.
L’Avenir appartenant au « meilleur », les partisans de la doctrine n’avaient pas à craindre un autre avenir, bouleversant ses constructions. Sa statique même scellait, par ses prétentions de tenir la dynamique, le comportement irresponsable vis-à-vis d’une opposition qui la combattait (2).
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(1) En 1947, on envoie encore des jeunes hommes mourir (en France, en. Amérique, en U.R.S.S.) pour l'Honneur (dont ils se moquent, car chaque jour leurs propres parents, professeurs et supérieurs les déshonorent) et pour la Patrie (qui ne leur appartient pas, dont ils n'ont jamais vu le visage).
(2) Chez Robespierre, Trotsky, Staline, Hitler, etc.