BÂRDOT DE SABATIER
Quel plaisir de revoir cette Bardot de Sabatier.
Les liens avec Godard, bien sûr, même si Isou rétorquait à son nom que ce n’était pas un créateur. (Mais c’est avec Rohmer - Maurice Schérer-, un des seuls à l’époque, à rendre à Isou ce qui lui revient avec son « Traité de Bave ».
J’ai vu cette belle pièce de Roland, - longtemps dans son atelier, un portrait travaillé à partir d’une affiche dénichée chez ceux qui les fabriquaient dans les banlieues pour ornementer les vitrines au néon des cinéma parisiens, - partir dans la Collection Elke et Arno Morenz en 2014.
Une belle œuvre qui nous quitte donne lieu, justement, à un indéniable arrachement, mais chez Arno et, avec, Swana (qui fait un peu penser à Proust), l’on sait qu’elle est en lieu sûr. Comme chez les Collectionneurs du Lettrisme.
Photo légendes : ROMAN HYPERGRAPHIQUE AU PORTRAIT, exposé à la Biennale de Paris, en octobre 1967. Collection Elke et Arno Morenz, Berlin. (Ce que rapportait le catalogue : « indépendamment du portrait physique de Brigitte Bardot qu’il était amusant de donner comme prétexte à une œuvre hypergraphique, je me suis attaché », – et c’est Sabatier qui parle – par la nouvelle écriture, à « raconter » Bardot, et par là même à raconter la femme, le sexe, le mythe et la démystification. »). Lors de cette Biennale thématique, il y avait aussi un beau « Picasso » de Micheline Hachette). Du prégnant.
Anne-Catherine Caron, 31 mars 2023
Lien Collection Elke et Arno Moren : https://www.eam-collection.de
Photo : Roland Sabatier in Archives AC.Caron
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